vendredi 12 mars 2010

Ne plus discriminer les ouvriers. Ne pas léser les employés.

Statut ouvriers-employés
Le débat sur l'harmonisation des statuts coince toujours sur le même point. La CGSLB veut améliorer le sort des ouvriers, mais pas au détriment des conditions de travail des employés.
Tout le monde sait qu'il faut faire disparaître la principale discrimination : le délai de préavis trop court des ouvriers par rapport à celui des employés.
A la CGSLB, nous ne voulons pas que les employés fassent les frais de l'opération. Leur préavis légal n'est déjà pas suffisant pour se retourner en période de pénurie d'emplois.
Un ouvrier éprouve largement les mêmes difficultés à retrouver un emploi décent qu'un employé. Aujourd'hui la différence entre les deux statuts ne se justifie plus. Pire, elle entretient une discrimination injustifiable au détriment des ouvriers.
En période de crise cette situation est encore plus insupportable. Le gouvernement en est bien conscient : sous la pression des syndicats, il a créé la prime nette de 1 666 euros pour les ouvriers licenciés individuellement d'ici le 30 juin 2010.
Nous nous battons pour un allongement du délai de préavis des ouvriers parce que la mesure n'est pas aussi lourde que les patrons veulent le faire croire. D'abord parce que dans certaines entreprises les ouvriers sont déjà passés au statut d'employé. Ensuite parce que beaucoup d'ouvriers bénéficient déjà d'un délai de préavis allongé négocié au niveau du secteur d'activité ou de l'entreprise. Enfin, parce qu'il suffirait que les employeurs ne licencient plus à tour de bras pour que l'allongement du délai de préavis des ouvriers ne coûte quasi rien.
L'harmonisation des statuts ouvrier/employé est un dossier global qui demande un traitement global. Pour mettre fin aux discriminations, il serait absurde de créer une injustice chez les employés.
Dans ce débat global, la CGSLB ajoute une revendication : l'obligation pour l'employeur de motiver le licenciement. Chaque travailleur est en droit de savoir pourquoi son employeur le licencie. Nous voulons ainsi empêcher les licenciements arbitraires décidés uniquement pour faire monter le cours des actions de l'entreprise.






source : www.cgslb.be



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire