Intermarché veut conquérir la Wallonie !
(17/07/2010)
© FLEMAL
Objectif : 100 magasins en 2012 et un nouveau concept. La Flandre, en revanche, attendra !
GIVRY Un Français qui pleure (Carrefour), un Français qui rit : Intermarché. à la différence de son concurrent hexagonal, il se porte comme un charme en Belgique. Mieux : le groupe des Mousquetaires y prévoit un développement intense ces prochaines années. Pour 2010, deux nouveaux magasins viennent d'ouvrir, à Givry et Péruwelz. Quatre autres doivent suivre (Court-St-Etienne, Cuesmes, Frasnes-lez-Anvaing et Anthée).
Pour 2011, on annonce 8 nouveaux points de vente, l'objectif étant de passer de 73 commerces en 2010 à 100 en 2012 !
Tous en Wallonie ou presque : la Flandre n'en compte plus que deux. Le concept - trop frappé du sceau français ? - ne séduit pas au-delà de la frontière linguistique ! "On s'occupera de la Flandre quand on aura clairement défini les attentes des clients flamands" , explique Vincent Aiglon, directeur commercial.
Pour l'heure, les Mousquetaires se dotent d'une nouvelle identité visuelle : fini Ecomarché, seul Intermarché demeure. Intermarché Super pour les plus grands magasins jusqu'à 1250m2 et Intermarché Contact pour les plus petits de 400 m2. "On met l'accent sur notre combat de départ : les prix et les produits frais" . On entre d'ailleurs dans le magasin par le rayon frais et on poursuit avec les viandes, charcuteries et fromages.
L'origine des produits reste un mélange de produits français typiques (andouillettes, quenelles, confits, vins…) et de spécialités belges. "Notre devoir est de nous adapter à la clientèle belge , martèle Vincent Aiglon. Même si on veut garder l'image française ". Un exemple concret : la mayonnaise (typiquement moutardée) française n'a jamais pris en Belgique ! "C'est en constatant cela que l'on a commencé à travailler avec des centrales belges ."
Enfin, le groupement des Mousquetaires (374 millions d'€ de chiffre d'affaires en 2009, + 4 %, 381 millions prévus en 2010) est un exemple unique dans la distribution, puisque tous les gérants (environ 50) sont des indépendants qui consacrent 2 jours/semaine (un tiers-temps) au service de la structure centrale. Vincent Aiglon, gérant à Frasnes-Lez-Anvaing, est ainsi directeur commercial les mardi et mercredi ! "Il n'y a pas d'actionnaires au-dessus de nous. Un homme = une voix. Nous sommes tous décisionnaires de la structure ."
Nancy Ferroni
© La Dernière Heure 2010
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