vendredi 7 mai 2010

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SYNDICAT LIBÉRAL

Bruxelles, le 7 mai 2010


L'indexation automatique des salaires en tant que régulateur de la
compétitivité

Il y a des produits de consommation courante (l'eau, le gaz, l'électricité,
l'habillement, les articles de loisir, l'alimentation…) dont les prix
augmentent plus fort en Belgique que chez nos voisins. En tant que
consommateurs, nous en avions le sentiment, l'Observatoire des Prix le
confirme scientifiquement dans son rapport annuel. Pire, il ajoute que ces
hausses ne sont pas explicables par des raisons objectives… sauf à penser
qu'il existe des ententes au niveau de secteurs ou entre patrons
d'entreprises.

A la veille des négociations de l'accord interprofessionnel 2011/2012, les
employeurs vont immanquablement remettre en cause l'existence de
l'indexation automatique des rémunérations sous prétexte de rétablir la
compétitivité des entreprises belges par rapport à celles de nos principaux
partenaires commerciaux.

La CGSLB estime que les employeurs qui se concertent pour augmenter les
prix manipulent sciemment l'index, et qu'ils sont responsables de la perte
de compétitivité des entreprises belges.
Lorsque l'Observatoire a analysé les augmentations de prix de certains
aliments transformés (lait, beurre, spaghettis et pains)  de 7, 8% en 2008,
il avait conclu que ces produits ne suivent pas nécessairement l'évolution
des prix des matières premières, surtout à la baisse.

La CGSLB plaide pour un contrôle des prix efficace afin de dépister et de
déjouer ce genre de manœuvre.

Notre système d'indexation automatique des rémunérations et des allocations
doit être préservé car il protège la population contre les augmentations de
prix inconsidérées. Il agit en fait comme un régulateur de la compétitivité
des entreprises.

Voilà le genre de préoccupations sur lesquelles le débat politique ferait
mieux de se recentrer.

Jan Vercamst
Président National

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